Métanoia est une performance qui interroge notre rapport à l’image de soi dans un monde saturé de miroirs, d’écrans et de représentations. Elle met en tension deux élans : le désir de plaire — avec la puissance, la joie et la fragilité qu’il contient — et la quête d’une autre forme de liberté, celle d’habiter un corps qui n’a plus besoin d’être validé par le regard de l’autre.
Le médium central de cette recherche est le masque, entendu à la fois comme masque social, masque symbolique et masque numérique. Le masque me permet d’explorer ce que nous montrons au monde, ce que nous dissimulons, et ce qui peut émerger quand ces couches commencent à se fissurer.
La pièce s’organise autour d’un personnage clownesque, extraverti, joyeux, excessivement féminin, qui incarne à fond le désir de séduire. À partir d’elle se déploie une dramaturgie en “couches” : le personnage, puis la voix de la performeuse qui trouble la frontière entre fiction et réalité, et enfin le corps-matière — un corps sans masque, engagé dans une danse plus brute, plus organique.